AUGMENTATIONS 2026 : PREUVE QUE LE COMPTE N’Y EST PAS !

mardi 16 juin 2026
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La Poste vient d’annoncer une revalorisation salariale des premiers niveaux des classes I.2 et I.3 avec effet au 1er juin. Cette décision bénéficiera à quelques 20 000 salariés.
La CFDT se félicite que certains collègues obtiennent enfin une amélioration de leur rémunération. Mais cette mesure renforce surtout ce que nous dénoncions il y a quelques mois : les réponses apportées par l’entreprise étaient insuffisantes.

Une décision qui confirme nos alertes !

Lors des Négociations Annuelles Obligatoires 2026 (NAO), la CFDT refusait de signer un accord qui ne répondait pas aux attentes légitimes des postières et des postiers. Elle dénonçait :

  • Des augmentations trop faibles face à l’inflation ;
  • Une reconnaissance inégale selon les catégories de personnel ;
  • Des grilles salariales incohérentes et inadaptées ;
  • Une place toujours plus importante donnée aux mesures individualisées ;
  • L’absence de réponse globale à la question du pouvoir d’achat.

La Poste a choisi de passer en force en appliquant une Décision Unilatérale de l’Employeur (DUE). Aujourd’hui, cette nouvelle mesure démontre que les besoins étaient bien réels.

Une mesure largement insuffisante !

Cette revalorisation concerne moins d’ 1 postier sur 10 !
L’immense majorité des agents ne bénéficiera d’aucune mesure salariale complémentaire.
Pourtant, l’inflation ne touche pas uniquement les premiers niveaux de classification. Alimentation, énergie, logement, assurances, transports, les dépenses contraintes continuent de peser lourdement sur le budget des familles.

Réouverture des négociations de toute urgence !

Une mesure ciblée ne peut pas tenir lieu de politique salariale !
La reconnaissance du travail des postières et des postiers ne peut pas reposer sur quelques ajustements ponctuels pendant que la majorité des personnels voit son pouvoir d’achat s’éroder. Si l’entreprise est aujourd’hui capable de dégager des marges de manœuvre pour revaloriser certains niveaux de rémunération, alors elle doit être en mesure d’ouvrir une nouvelle discussion salariale !
La CFDT s’associe à la déclaration des élus du CSEC adressée à la Présidente de La Poste sur ce sujet.

La CFDT demande :

  • Une augmentation collective bénéficiant au plus grand nombre ;
  • Une meilleure prise en compte de l’inflation dans la politique salariale ;
  • Une répartition plus juste de la valeur créée par les postières et les postiers ;
  • Une refonte totale des grilles salariales afin de garantir des salaires d’entrée significativement supérieurs au SMIC et de mieux reconnaître les parcours professionnels, l’expérience et les compétences acquises.

Les postières et postiers ne seront pas les oubliés de l’inflation !


Documents joints

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